Quel est notre rapport au végétal et quelle place occupe-t-il ?

par Etienne Gonzales, adhérent.

Le végétal a des millions d’années d’antériorité sur l’homme. Il y a plus d’un milliard d’années, les premiers végétaux étaient des algues vertes minuscules qui peuplaient l’océan. C’est à partir de ces algues que d’autres végétaux, des plantes proches des mousses ont colonisé la terre ferme il y a 500 millions d’années.

  • Le végétal  n’a pas besoin de l’homme pour subsister alors que l’homme a besoin du végétal et de l’animal.
  • Il a des stratégies de reproduction infiniment plus élaborées que les nôtres et utilise le monde animal pour cela.
  • Il saura survivre au réchauffement climatique, aux incendies et aux rayonnements nucléaires.– Certain végétaux sont capables de se reproduire perpétuellement, l’homme est sénescent, programmé pour mourir.
  • Il est renouvelable, ce qui donne au bois (forme aboutie) le statut de plus important matériau renouvelable. Le bois remplacera donc un grand nombre de matériaux que notre modèle de développement épuise avec une ardeur qui frise la démence
  • Le végétal est le produit de la photosynthèse et sait donc stocker l’énergie solaire.
  • Le végétal a déjà créé de nombreuses structures moléculaires que nous nous évertuons à copier ou à réinventer.
  • Il sait se défendre contre les agressions, produire des substances pour soigner.
  • Il sait transmettre des informations à ses congénères par ses tanins et ses racines.
  • Nous sommes faits des mêmes molécules originelles. Et si l’intelligence était logée au cœur même des cellules ?
  • Nous devons reconstruire un rapport au végétal qui ne soit pas le modèle naturaliste qui décrète que seuls les humains sont dotés d’une intériorité.
  • A force de se prendre pour le centre du monde, l’homme, cet animal, s’imagine ne pas faire partie  de la nature.



Et si l’homme n’était pas le centre du monde ?

Il nous faut passer d’une conception du monde anthropocentrée à une vision bio centrée.

Nombreux sont les adhérents d Uni-vers Bois qui expriment le plaisir qu’ils ont à côtoyer le bois matière vivante. Ils apprendront que les arbres sont nos ancêtres et que nous devons prendre soin d’eux. C’est ce qu’ont entrepris, une de nos adhérente Léa, qui se forme au métier d’élagueuse et un groupe d’adhérents, passionnés par cette étonnante réalité. Ils vous proposent de découvrir cette filiation au travers d’infos brèves, surprenantes, que nous avons intitulé « les brèves de Léa ».