Les pouvoirs du fer – 2
par Etienne Gonzales, adhérent
Le fer est un oligo-élément indispensable au bon fonctionnement de notre organisme.
Nous ne pouvons pas être en bonne santé si nous en manquons. A l’inverse, la présence de quantités trop importantes de fer dans le corps peut entraîner de graves problèmes de santé.
Au début du XXe siècle, le chimiste français Gabriel Bertrand a découvert que la présence du fer, bien qu’en toute petite quantité, jouait un rôle essentiel au sein de notre organisme.
Le fer principalement stocké dans le foie est lié à une protéine appelée Ferritine, il est présent dans l’hémoglobine des globules rouges qui transportent l’oxygène vers les cellules de notre corps. Il est également présent dans la myoglobine, qui aide nos muscles à mettre de l’oxygène en réserve. Il joue un rôle essentiel dans la production de l’adénosine triphosphate (ATP), la molécule d’énergie de chacune de nos cellules.
–Il aide notre système immunitaire à résister aux infections.
–Il participe à la régulation de plusieurs fonctions essentielles dont la température de notre corps et notre résistance à l’effort.
–Il intervient dans le développement de nos fonctions cognitives et la production de nos neurotransmetteurs.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, environ 25 % de la population mondiale souffre d’un manque de globules rouges dans le sang. La moitié de ces cas serait due à une carence en fer. Une anémie légère n’a pas de conséquence grave sur la santé mais provoque tout de même une grande fatigue physique, l’impression de « ne plus avoir de force », des vertiges, une déprime, les jambes qui flageolent ou un essoufflement au moindre effort.
Si la carence en fer n’est pas traitée, elle entraîne parfois de graves problèmes de santé comme des troubles cardiaques. Pour les femmes enceintes, un risque accru de naissance prématurée.
De nombreux facteurs peuvent causer une carence en fer
Dans notre alimentation, on trouve le fer sous deux formes : le fer héminique hautement bio disponible (taux d’absorption 15 à 20 %) qui provient de la viande et du poisson, et le fer non héminique (taux d’absorption 3 à 5 %), que l’on trouve dans les végétaux, les produits laitiers et les œufs. Le fer des aliments du règne végétal est moins bien absorbé que celui du règne animal.

Certains facteurs peuvent augmenter le risque de subir les effets d’une carence en fer : la cause la plus fréquente de carence chez les personnes de plus de 50 ans est la perte de sang dans l’estomac et les intestins. Les causes de ces pertes de sang sont nombreuses : polypes, cancer de l’estomac et
ou du côlon, ulcère gastroduodénal, hernie hiatale, hémorroïdes, diverticulose, prise d’anti inflammatoires.
Taux de fer en excès
Les chercheurs se sont penchés sur les conséquences d’un excès de fer dans l’organisme.
Le corps humain possède peu de mécanismes d’élimination de cet oligo-élément, si bien qu’il s’accumule facilement.
Dans les cas où il est en excès, il se transforme en un puissant oxydant.
Au final, l’excès de fer pourrait se révéler nettement plus dangereux qu’une carence.
Surchage en fer, le pouvoir des plantes inhibitrices
L’hyperferritinémie (ferritine en excès) peut être le signe de certaines maladies, notamment des affections du foie.
Les femmes ménopausées peuvent en souffrir car l’arrêt des menstruations augmente le risque d’excédent de fer. Or une étude a montré que le thé et certaines tisanes sont de puissants inhibiteurs de l’absortion de fer. La réduction est de plus de 50% avec des infusions de menthe poivrée, verveine, tilleul ou camomille et de 79 à 94% avec le thé noir.
Accompagnez vos repas avec ces boissons pour limiter l’accumulation de fer.
Vous pouvez facilement évaluer si votre taux de fer est optimal. Pour cela, vous devez réaliser une analyse sanguine et mesurer votre taux de ferritine, une protéine qui sert à emmagasiner le fer.
Si vous constatez que votre taux de ferritine est trop élevé, la solution est assez simple, vous devez donner votre sang. Il faudra réaliser 1 à 3 dons par an pour retrouver un taux de ferritine normal (entre 40 et 60 ng/ml). Bien entendu, vous devez également arrêter toute supplémentation
contenant du fer. Réduire votre consommation de viande rouge pourra également aider à diminuer votre taux de fer.
Si au contraire vous souffrez d’anémie due à une carence en fer avérée, vous devrez recourir à un complément alimentaire contenant du fer. Dans ce cas, le choix d’une supplémentation en fer doit tenir compte de deux critères essentiels : la biodisponibilité et l’innocuité de la forme de fer utilisée. Des doses supérieures peuvent s’avérer utiles en cas de plus grands déficits en fer. Dans ce cas, un suivi médical sera indispensable.

