Cultiver son jardin pour cultiver son bonheur

par Isabelle Touyarou, adhérente

Imaginez que la clé du bonheur et du bien-être réside sous vos pieds, dans le sol de votre jardin.
Magique non ? Et bien il existe une bactérie nommée Mycobacterium vaccae, communément appelée M. Vaccae, capable de provoquer des effets bénéfiques sur notre santé mentale.

Découverte pour ses vertus anti-inflammatoires, immunitaires et même psychologiques, M. Vaccae est aujourd’hui considérée comme la « bactérie du bonheur » dans le domaine du jardinage. Contrairement à sa cousine pathogène Mycobacterium Tuberculosis, M. Vaccae est totalement inoffensive.

Cette bactérie mystérieuse se trouve naturellement dans les terres riches en humus, les composts mûrs, les sols de forêt et la terre de potager non traitée. Ainsi, lorsque vous jardinez, elle entre en contact avec la peau par les microcoupures des doigts, sous les ongles, ou par inhalation de poussière de terre et elle déclenche une cascade mesurable dans le cerveau. Le jardinier qui bêche ou remue un compost mûr inhale les bactéries avec la poussière et déclenche la même réponse. En marchant simplement pieds nus sur l’herbe, vous entrez également en contact avec cette incroyable source de bien-être.

Diverses études menées à l’Université de Bristol puis à l’Université du Colorado ont montré que M. Vaccae active la production d’hormones telles que la sérotonine et la dopamine.
La sérotonine libérée produit un effet anxiolytique mesurable dans les 20 minutes suivant l’exposition, et l’effet persiste plusieurs heures après le contact. Ces deux neurotransmetteurs jouent un rôle clé dans notre humeur et notre capacité à ressentir du plaisir et de la satisfaction.

En plus de ses effets sur l’humeur, M. Vaccae a également des propriétés anti-stress.
Elle permettrait en effet de réduire les niveaux d’anxiété et de favoriser une sensation générale de bien-être. M. Vaccae agit également en renforçant le système immunitaire. Elle stimule nos défenses naturelles, favorisant ainsi une réaction plus rapide de l’organisme contre les agressions extérieures.

L’hypothèse évolutive suit la logique suivante : nos ancêtres creusaient pour trouver des tubercules, enfouissaient des réserves, dormaient à même la terre mais pendant des centaines de milliers d’années le contact permanent avec le microbiome du sol a évolué de même que notre système immunitaire et notre neurochimie.
L’hypothèse de l’hygiène inversée propose que la séparation moderne entre l’humain et le sol (gants, béton, intérieurs stériles) prive le système nerveux d’un signal qu’il attendait tous les jours.
Les gants protègent les mains mais ils bloquent aussi la seule pharmacie gratuite du jardin.

En combinant les bienfaits de M. Vaccae avec ceux de l’activité physique, la jardinothérapie s’impose comme une pratique bénéfique pour notre santé mentale et physique.

Source : Mycobacterium vaccae, les secrets du bien-être dans votre jardin par « La passion du potager » et l’article de  « Le savoir de Mamie ».

Nombreux sont les adhérents d Uni-vers Bois qui expriment le plaisir qu’ils ont à côtoyer le bois matière vivante. Ils apprendront que les arbres sont nos ancêtres et que nous devons prendre soin d’eux. C’est ce qu’ont entrepris, une de nos adhérente Léa, qui se forme au métier d’élagueuse et un groupe d’adhérents, passionnés par cette étonnante réalité. Ils vous proposent de découvrir cette filiation au travers d’infos brèves, surprenantes, que nous avons intitulé « les brèves de Léa ».