par Léa Puteaux, élagueuse
As-tu remarqué qu’il suintait beaucoup lorsqu’on le taille ?
On dit de lui qu’il est hémophile.
À la taille, il perd alors une grande quantité de sève, ce qui réduit sa capacité à produire ses bourrelets de recouvrement.
En effet, sans cela, l’arbre s’expose aux agents pathogènes.
La taille du noyer se réalise favorablement à l’équinoxe d’automne.
Un ancien disait : tailler quand le jour et la nuit sont en durée égale sur vingt-quatre heures.
Alors le basculement du temps d’ensoleillement les alerte sur l’entrée progressive de l’hiver.
Il réduit considérablement l’activité de l’eau dans ses canaux et cesse sa croissance pour entrer en dormance.
À l’automne, le noyer peut être taillé sans crainte de perdre de l’énergie pour sa fructification et sa croissance. Et il lui reste un peu de temps avant l’hiver pour entamer la création de ses défenses contre les parasites.
Pour aller plus loin : le phénomène de la lune agit également sur la réduction de la sève dans les canaux, en lune descendante et décroissante. Une taille en cette période réduit la naissance de gourmands au printemps.
En conséquence, cela fragilise moins l’architecture naturelle de l’arbre et ce dernier conserve ses réserves de sève pour le recouvrement de la plaie.

