par Léa Puteaux, élagueuse
Les arbres sont résilients et ils peuvent parer aux difficultés.
L’arbre va chercher à maintenir son architecture pour qu’elle lève vers le ciel. Il crée une nouvelle logique architecturale en prolongeant ses racines afin de renforcer la solidité de sa plantation et de son tronc. Il sait se modifier pour se garder en vie.
Il y a toujours la possibilité de le tailler en défourchant quelques pointes de branche pour l’alléger afin qu’il n’accentue pas son inclinaison en y ajoutant également l’haubanage.
C’est un système de sangle qui supporte des tonnes que l’on met sur l’arbre en question et sur un arbre à proximité. Cette application sécurise le cas où l’arbre déciderait de tomber, il serait alors retenu par l’haubanage lié à son voisin. C’est une opération coûteuse et qui doit être exécutée avec connaissances. A la somme de ces actions, l’arbre peut être gardé en vie plusieurs années. Cette sécurisation lui offre le temps de ramifier fort ses racines pour compenser son penchant et de redresser son houppier dans la poursuite de son développement.

Ces images montrent des photos d’ arbres penchés duent à la pente du sol. Et l’image de gauche schématise l’arbre, argumenté d’une coupe transverse afin de montrer comment l’arbre produit ses cernes de croissance. Du côté de la pente, les cernes s’agrandissent.
Comme un muscle qui grossit, l’arbre épaissie son bois créant un coude solide.
Un diagnostic sérieux par une examination du collet et une grimpe dans l’arbre est importante afin de se rendre compte de l’état sanitaire du houppier et donc de la faisabilité de l’opération expliquée plus haut.

